Irak : La sale guerre des États-Unis

Irak : La sale guerre des États-Unis
DEMOCRATIE AU PHOSPHORE:

"J'ai vu les corps brûlés de femmes et d'enfants. Le phosphore blanc explose sous forme de nuage, et tous ceux qui se trouvent dans un noyau de 150 mètres ne peuvent y échapper. Il brûle le corps jusqu'aux os", a déclaré Jeff Englehart, un marine de l'armée américaine interrogé à son domicile du Colorado par la chaîne d'information italienne Rainews 24.

Le reportage de cette chaîne, diffusé le 8 novembre dernier, affirmait que les forces américaines en Irak ont utilisé du phosphore blanc contre des civils lors de l'assaut donné au bastion des rebelles sunnites de Fallouja, en novembre 2004.

Les journalistes italiens s'appuyaient également sur des photos montrant des corps calcinés, mais aussi sur le témoignage d'un scientifique vivant à Fallouja, Mohammad Tareq Al-Deraji, qui a déclaré: "Une pluie de feu est descendue sur la ville. Les gens touchés par ces substances de diverses couleurs ont commencé à brûler."

Le phosphore est un agent chimique particulièrement violent. Il a été utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment à l'occasion des bombardements alliés sur la ville allemande de Hambourg en 1943, ainsi que pendant la guerre du Viêtnam. À chaque fois, il s'agissait notamment de terroriser les populations civiles. Selon plusieurs organisations non gouvernementales opérant dans la région, au moins huit cents civils irakiens seraient morts au cours des combats de Fallouja.

Du côté des autorités américaines, c'est encore une fois "silence radio". Selon elles, les bombes au phosphore n'auraient été utilisées que pour éclairer des positions ennemies pendant des combats de nuit. Évidemment les bombes au phosphore, particulièrement meurtrières, font désordre dans le tableau idyllique que le gouvernement américain a tenté de dépeindre depuis le début de la sale guerre qu'il a engagée en Irak. Elles font évidemment aussi mauvaise impression que les séances de torture infligées par des soldats américains à des prisonniers en Irak, ou les mauvais traitements pratiqués sur les terroristes, réels ou supposés, enfermés hors de toute juridiction légale dans la base militaire américaine de Guantanamo, à Cuba. Toutes exactions qui sont de notoriété publique, mais qui n'ont pas empêché le président Bush de nier, le 7 novembre dernier, tout usage de la torture.

Mais bien avant que cette guerre ne commence, l'administration Bush n'a pas été avare en mensonges divers pour parvenir à ses fins. Elle a menti sur ses objectifs. Mettre en place un régime démocratique en Irak est le cadet des soucis des États-Unis, qui se sont longtemps accommodés du régime dictatorial de Saddam Hussein, comme ils s'arrangent aujourd'hui de celui du dictateur pakistanais. Mais il leur fallait masquer un but, lui bien réel: garder le contrôle d'une région riche en pétrole.

Elle a menti aussi sur les armes de destruction massive censées être entre les mains du régime irakien, ou sur la connexion qui aurait existé entre celui-ci et les terroristes d'Al-Qaida, toutes choses qui se sont avérées, depuis, être des mensonges utilisés en toute connaissance de cause par les autorités américaines.

Et maintenant, on voit que dans la guerre elle-même tous les coups sont permis, y compris les plus atroces, ce qui est dans l'ordre des choses de cette sale guerre de brigandage colonial.

Et ce n'est pas le fait que les dirigeants américains se soient enferrés dans une série de mensonges qui va les empêcher de continuer à mentir sans aucun problème moral. N'était-ce pas, comme disait Bush au début de cette guerre qu'il appelait une "croisade", "la guerre du Bien contre le Mal"? Traduisez: la guerre des banquiers, des industriels et des marchands de canons américains, dont l'administration Bush est le serviteur zélé.

# Posté le mercredi 23 novembre 2005 10:49

Modifié le samedi 11 mars 2006 10:56

Stop violence against women!!

Stop violence against women!!
Une femme meurt de violences conjugales tous les quatre jours... Non, ce n'est ni dans un pays en guerre ni dans un État où la discrimination sexiste est inscrite dans la constitution, c'est en France, pays où l'égalité entre hommes et femmes est officiellement reconnue par la loi. Ce chiffre est le résultat d'une enquête menée sur deux années (2003 et 2004) pour le compte du ministère de la Cohésion sociale
Elle se base sur les chiffres de la police et de la gendarmerie collectés dans le cadre de « morts violentes survenues au sein du couple », chiffres qui ne comptabilisent ni les faits non-élucidés, ni les disparitions, ni les suicides de femmes victimes de violences. D'autres chiffres sont tout aussi alarmants : une femme sur dix en France et une femme sur trois qui se présente aux urgences déclare avoir été victime de violence conjugale.
Et si , une jeune fille de 18 ans a été arrosée d'essence et brûlée vive à Neuilly-sur-Marne parce qu'elle avait refusé une demande en mariage de la part d'un de ses collègues, la mort de Marie Trintignant lors de l'été 2003 montre bien que même dans les milieux aisés, cultivés et « progressistes », la violence des hommes contre les femmes sévit et assassine. L'oppression des femmes touche tous les pays et toutes les cultures, elle est encouragée par toutes les religions.
En France, d'ailleurs, l'exemple du mépris contre les femmes vient de haut, comme l'ont montré les déclarations machistes de dirigeants tant du PS que de l'UMP face à leurs concurrentes !
Les violences et l'oppression que subissent des êtres humains, uniquement parce qu'elles sont nées femmes, sont tout aussi intolérables que les discriminations et violences que peuvent subir des êtres humains uniquement parce qu'ils sont nés noirs, arabes, juifs ou tziganes. Le progrès de l'humanité se mesure au degrés de liberté des femmes, et il ne peut exister de société libre tant que 51% de la population mondiale se verra nier le statut d'êtres humains à part entière.

# Posté le samedi 26 novembre 2005 09:44

Modifié le samedi 11 mars 2006 10:57

El Che Vive!

El Che Vive!
"Ceux qui ont éliminé le Che et l'ont fait disparaitre ne comprendront jamais que sa trace dans l'histoire est déjà ineffacable !
Son regard de prophete fut un symbole pour les milliards de pauvre en ce monde. (...)
Ensemble, nous continuerons toujours à nous battre pour un Monde Meilleur !" (Fidel Castro)

# Posté le samedi 26 novembre 2005 11:05

Modifié le samedi 11 mars 2006 10:58

Robert....

Robert....
Reporters Sans Frontieres, les aveux de Robert Ménard

C'est un aveu formidable - et courageux - que se livre Rober Ménard, le patron de Reporters Sans Frontières, dans un livre qu'il vient de consacrer à son combat ("Ces journalistes que l'on veut taire", Albin Michel). Que nous révèle-t-il ? Qu'un différend d'importance l'opposa à ses prédecesseurs, dont Jean-Claude Guillebaud. Ce dernier, soutenu par une grande partie de la base, estimait que l'association devait dénoncer, en France même, les dérives déontologiques, financières et économiques qui caractérisent l'évolution du monde médiatique (les concentrations et la restriction du pluralisme, par exemple). Pas question, répondait Ménard. Pourquoi ? "Parce que, ce faisant, expliquait-il, nous risquons de mécontenter certains journalistes, des nous mettre à dos les grands patrons de presse et de braquer le pouvoir économique. Or, pour nous médiatiser, nous avons besoin de la complicité des journalistes, du soutien de patrons de presse et de l'argent du pouvoir économique." Conclusion, admet Rober Ménard, "nous avons décidé de dénoncer les atteintes à la liberté de la presse en Bosnie ou au Gabon et les ambiguités des médias algériens ou tunisiens...mais de ne pas nous occuper des dérives françaises." Trop dangereux.

# Posté le dimanche 27 novembre 2005 06:52

Modifié le samedi 11 mars 2006 10:59

Ils mondialisent la misère... Mondialisons la colère!!!

Ils mondialisent la misère... Mondialisons la colère!!!
La mondialisation : deux univers sur une seule planète

9 millions d'êtres humains meurent de faim chaque année ; nous disposons des ressources suffisantes pour nourrir 12 milliards d'individus. 9 millions, c'est également le nombre de millionnaires qui vivent aux Etats-Unis, où Microsoft a réalisé 12 milliards de dollars de bénéfice net cette année...

1 milliard d'enfants vivent sous le seuil de pauvreté. 1 milliard d'euros, c'est le budget qu'avait débloqué le conseil régional pour « Paris 2012 »...
Chaque vache de l'UE reçoit 3$ de subvention par jour ; 46% des Africains vivent avec moins de 1$ par jour.

Pendant ce temps en 2003, le blanchiment d'argent au niveau mondial est de l'ordre de 500 à 1000 milliards d'euros. 500 milliards de dollars, c'est le budget publicitaire annuel moyen des pays riches et 1000 milliards, le budget militaire de la planète...

Et on voudrait nous faire croire que la mondialisation néo-libérale nous conduit vers un grand « village-monde » démocratique, et que la lutte des classes comme la répartition égalitaire des richesses produites ne seraient que des chimères appartenant au passé... Aujourd'hui, ils mondialisent la misère, alors mondialisons la colère !

# Posté le dimanche 27 novembre 2005 07:44

Modifié le samedi 11 mars 2006 11:00