Ignacio Ramonet à Wittenheim !!!!!! (bon ben moi ça me fait rire....)

Ignacio Ramonet à Wittenheim !!!!!! (bon ben moi ça me fait rire....)
L'association Cuba Si France Alsace organise une soirée débat autour du nouveau livre d'Ignacio Ramonet "Fidel Castro, Biographie à deux voix" qu'il présentera lui même (!!!!!) le vendredi 23 mars à 20h dans la salle Albert Camus de Wittenheim.

# Enviado em Terça 13 Março 2007 09:13

Modificado em Segunda 04 Junho 2007 02:28

Quand José ment pour mieux savater le tiers-monde. Maxime Vivas

Quand José ment pour mieux savater le tiers-monde. Maxime Vivas
Joseph (de son vrai prénom) Bové est-il homme à utiliser les médias pour savater un pays pauvre (menacé de mort par l'Empire) si cela sert sa carrière ? La réponse est oui.
Hésite-t-il à mentir pour justifier l'agression ? La réponse est trois fois non.

Démonstration :

José Bové s'est rendu à Cuba du 3 au 7 septembre 2001 pour participer au Forum mondial sur la souveraineté alimentaire, avec 400 participants du monde entier à l'appel de Via Campesina, invité par l'ANAP (Associacion Nacional de Agricultores Pequenos de Cuba).

Le 25 Septembre 2003, lors de l'émission « 100 minutes pour convaincre », sur France 2, interrogé sur Cuba par Bernard Kouchner, José Bové esquive en répondant (de mémoire) : « J'ai été expulsé de Cuba par Castro pour avoir dit des choses qui lui déplaisaient ».

Cette expulsion, José Bové lui-même l'ignorait une seconde avant de l'inventer pour la télé.

Le 3 mars 2007 à 14 heures, dans l'émission « chez F.O.G. » sur France 5, Bové s'entend reprocher son « utopie communiste », par Jean-Pierre Jouyet, énarque, ancien directeur de cabinet de Jospin. Réponse textuelle de Joseph : « Je suis un des rares à avoir pu me rendre à Cuba pour critiquer Fidel Castro ; ça m'a été reproché, et j'en ai été chassé ».

On savait par la presse, qui en a rendu compte abondamment à chaque occasion, que Bové avait fait l'objet de tracasseries au Brésil, en Israël, aux USA, à Hong-Kong, au Québec, etc. On n'a jamais rien lu sur son expulsion de Cuba. Bizarre, quand on sait la vigilance médiatique contre l'île des Caraïbes ! [...]

En cherchant dans les très nombreuses biographies de Bové sur Internet et sur son blog même, en lisant les livres et les innombrables articles qu'il a publiés depuis, on ne trouve pas davantage trace de cette expulsion.

Du côté des « expulseurs » cubains, on persiste, après le Forum, à parler de Bové avec bienveillance.( voir les articles de Granma) [...]

De tels articles dans la presse cubaine cadrent-ils avec une expulsion de Bové quelques mois plus tôt ?

Première hypothèse : l'expulsion bovéienne ressemble à un phénomène incohérent et virtuel dont la vie éphémère se mesure en secondes, celles qu'il faut pour s'en prévaloir.

Premier constat : elle est circonscrite en des endroits précis : les studios de télévision hors desquels elle n'existe ni pour l'expulsé, ni pour les expulseurs.

Il y a quelques jours, j'étais à La Havane et j'ai rencontré Marie-Dominique Bertuccioli, une journaliste française qui avait couvert le forum pour Radio Havane Cuba. Des cris d'indignation lui sortent des tripes et du c½ur quand je lui rapporte les propos de Bové. Son témoignage est le suivant : pendant la visite de Bové, aucune déclaration anti-cubaine (au contraire...), aucun départ anticipé ou forcé.

Amnésique, la journaliste ? Pas plus que l'affabulateur.

En effet, quelques mois après son retour en France, en février 2002, il publie chez Fayard un livre (« Paysan du monde ») contenant des attaques violentes contre Cuba sous forme d'un ramassis de beaufitudes de touriste en bermuda renseigné par RSF. Il y ironise sur « Le mythe alibi de l'île assiégée par les vilains impérialistes ». Il y invente une « augmentation de la mortalité infantile ». Méprisant, il s'inquiète de la « santé mentale de la population » en raison de « l'omniprésence des portraits du Che ».
En fait, la mortalité infantile est la plus faible de l'Amérique latine (et de loin), ce sont les bustes de José Marti, poète, indépendantiste tué par les Espagnols, premier héros national cubain, « apôtre de la patrie » qu'on voit partout. Le Che est moins présent que dans les allées de la fête de l'Huma ou que la binette de Bové à la télé. Enfin, Bové prophétise l'avenir du gouvernement : « il va tomber » (Quand, Joseph, quand ?).

Mais nulle part il n'évoque la prétendue expulsion. Et pour cause : il ne l'a pas encore inventée.

Pourtant, son livre est une charge où il se donne le beau rôle, se pose en savant dont les propositions font ouvrir aux Cubains incultes et sous-informés « des yeux grands comme des soucoupes ». Son discours érudit sur la question foncière « a terriblement ringardisé le discours de propagande des cubains qui, bien sûr, se vantent de posséder une agriculture florissante grâce au génie révolutionnaire et anti-impérialiste de leur líder maximo ». Bové a-t-il vraiment entendu UN Cubain appeler Fidel Castro « líder maximo » ?
Rappelons encore une fois que cette expression est une invention de la CIA, inusitée à Cuba. A-t-il entendu UN seul officiel cubain dire que l'agriculture est florissante ? On pourrait produire cent textes qui le démentent.

Mais la pire divagation hargneuse est dans un chapitre intitulé « Un épilogue épineux » où il nous entraîne dans un film à la James Bond dont il est le héros.

Nous sommes le 7 septembre, juste avant la clôture du Forum. « Les camarades de l'Union des coopératives souhaitent me voir. [Ils] veulent des explications sur une de mes déclarations à la presse. Je me demande bien laquelle, car je n'ai pas accordé d'interview depuis mon arrivée. » (un nouveau mensonge. Il élude ainsi une interview dont il ne souhaite pas que le lecteur connaisse la teneur. Et pour cause, [il s'y montre flatteur et solidaire de la cause cubaine] !).

Bref, il est trimballé dans une salle à part et les camarades cubains, qui n'aiment pas trop le double langage, le titillent sur une conférence de presse qu'il a donnée en France le 11 juillet, à propos du Forum et dont le texte vient de leur parvenir d'Argentine. Il y expliquait un peu comment Cuba devrait fonctionner selon lui et autres petites choses mégalo-désagréables qu'il s'est bien gardé de répéter pendant le Forum. Echaudés, les coopérateurs lui demandent à l'issue de cet « entretien cordial » (Ah ! pas de torture ?) le texte de son intervention de clôture du Forum.
Ces choses-là se font, ici et là. Bové refuse. Nul n'insiste ni ne le retient. Puis il nous conte encore quelques petites tracasseries invérifiables et nous entraîne à la séance finale. Avec une audace folle, il entame son discours « bille en tête », « sans salut au líder maximo, ni Vive Cuba. » (Vive Cuba, remarquez, c'est plutôt pour la fin).

Et voici maintenant, chaque mot étant copié dans le livre de Bové, comment il veut faire trembler le lecteur alors qu'il s'est déballonné devant Fidel Castro jusqu'à le combler d'aise :

« L'essentiel de mon discours tient en peu de mots : le XXè siècle a vu naître tous les totalitarismes ; ils se sont écroulés car ils étaient fondés sur le mensonge et les contrevérités. Il en reste un malgré tout - là, je m'interromps quelques secondes et je sens deux mille auditeurs retenir leur souffle -, le néolibéralisme ! On respire à nouveau dans la salle... ».

Plus tard, Fidel Castro parle, mais sans lui répondre (muflerie ?)

Puis, le Forum étant clos, Bové écrit qu'il « quitte l'île » (suivent des considérations bobo-bucoliques sur ce pays qui serait si beau sans dictature).

Nous lisons bien, il part de sa propre volonté, après le Forum où il a dit ce qu'il a voulu, devant Fidel Castro, sans soumettre son texte. Ni muselé, ni expulsé. Il « quitte l'île ». [...]

José Bové a menti parce que ses mensonges pouvaient le servir dans sa marche vers l'Elysée, quel que soit le tort qu'ils occasionnaient à un pays du Tiers monde en lutte pour sa survie depuis 48 ans, au premier rang (et longtemps seul) face à l'Empire.

Il a donc bâti, pour la télévision, une mésaventure glorieuse qui, puisqu'elle ne s'est jamais produite, a échappé à la presse, à ses hagiographes, à son blog et jusqu'à lui-même quand il écrivait son livre avant de monter sur les plateaux de télévision. [...]

Aucun dirigeant [du Venezuela, de Bolivie, du Nicaragua, du Brésil, d'Argentine ou du Chili] et quelles que soient les hétérogénéités politiques, ne cracherait sur Cuba comme l'a fait Bové....

Dans aucun de ces pays, Bové ne s'aviserait de tenir un meeting public pour lire des passages de son livre sur Cuba.

Dans aucune ruelle de La Havane il ne s'amuserait à révéler aux habitants que le Che leur apporte la folie.

Devant aucun journaliste français curieux et insistant il ne pourrait persister dans la fable de l'expulsion.

Devant aucun de ses « camarades » de l'Union des Coopératives cubaines, de Via Campesina, de l'Associacion Nacional de Agricultores Pequenos de Cuba qui ont participé au Forum avec lui il n'oserait répéter son mensonge. [...]

# Enviado em Segunda 19 Março 2007 11:35

Modificado em Domingo 03 Junho 2007 10:00